Sylvothérapie, pourquoi la forêt nous fait du bien ?

sylvothérapie

Les recherches concernant les effets bénéfiques de la forêt sur la santé se sont largement développées ces dernières années tant en matière de psychologie que de médecine.

Nos modes de vie contemporains (sollicitations répétées, diminution de l’activité physique et du temps de sommeil, altération des liens sociaux, développement de l’écoanxiété…) concourent largement à une augmentation du stress et par là même au dérèglement de notre système nerveux. Ainsi, notre système nerveux parasympathique est entravé dans son fonctionnement tandis que notre système nerveux sympathique, lui, se trouve sursollicité. Or en la matière, les bénéfices physiologiques du contact avec la forêt ou sylvothérapie sont désormais unanimement reconnus. Ils consistent ainsi principalement en une augmentation de l’activité nerveuse parasympathique (diminution de la fréquence cardiaque et baisse de la tension artérielle) et à l’inverse en une diminution de l’activité nerveuse sympathique (baisse des niveaux de cortisol et d’adrénaline notamment)

Les bienfaits physiques et psychologiques de la forêt.

Sur le plan psychologique, il est démontré que l’immersion régulière en forêt induit une réduction des troubles anxieux et dépressifs participant ainsi activement à l’amélioration du bien-être mental. La sylvotherapie nous reconnecte avec le milieu forestier afin d’améliorer notre santé et notre bien être.

Evoluer en forêt permet en effet de soutenir  les fonctions cognitives en réduisant la fatigue et en restaurant la capacité d’attention. Cela contribue également à améliorer le sommeil, tandis que la diminution de l’anxiété et des ruminations négatives apportent une amélioration de l’humeur ainsi que des pensées positives.

En matière d’éducation, immerger les enfants en forêt dès leur plus jeune âge développe leur imagination, leur créativité ainsi que leur capacité d’analyse. L’écosystème forestier favorise également la motivation pour apprendre, l’enthousiasme, ainsi que les compétences relationnelles et de coopération des enfants. C’est d’ailleurs sur ces constats que se fondent des expériences éducatives pilotes telles que les Forest Schools (Ecoles en forêt) qui se développent à travers le monde.

Cette relation privilégiée que l’Homme entretient avec la forêt réside vraisemblablement dans le processus évolutif. En effet, nous vivions dans la forêt depuis 7 millions d’années avant notre sédentarisation il y a 10 000 ans. En devenant agriculteur, l’Homme s’est extrait de son état naturel d’animal de la forêt bousculant au passage tout l’écosystème.

phytoncide
Les phytoncides

Le rôle méconnu des phytoncides

Au-delà de cette théorie évolutionniste, des travaux récents mettent par ailleurs en évidence les effets bénéfiques sur notre santé des phytoncides produits par les arbres.

Ces huiles essentielles aux propriétés antibactériennes et antifongiques avérées sont ainsi  émises par les arbres afin d’assainir leur environnement.

Leurs effets bénéfiques sur les végétaux étant avérés, des études prometteuses en cours analysent les effets que pourrait également avoir ces phytoncides sur notre système immunitaire. Les recherches en sylvothérapie se concentrent notamment sur les lymphocytes NK (Natural Killer) dont l’activité semble largement stimulée par les phytoncides. Les lymphocytes NK sont des globules blancs qui ont la particularité de détruire les cellules infectées et tumorales. La concentration de ces lymphocytes NK serait plus élevée chez les individus en contact régulier et prolongé avec la forêt.

L’inhalation de cédrol (abondement produit par le cèdre comme son nom l’indique), par exemple, diminue la fréquence cardiaque et réduit la pression artérielle ; plus largement l’a-pinène produit par les conifères favorise quant à lui la relaxation.

Au-delà de la chimie, la transformation des modes de vie (mondialisation, urbanisation, digitalisation,…) associée aux bouleversements environnementaux générés par les activités humaines modifient également les rapports que les individus entretiennent avec la forêt et plus largement la nature. Aussi si le contact avec la forêt nous apparaît si bénéfique aujourd’hui, n’est-ce pas également en partie du fait de notre éloignement croissant avec le vivant ?

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